Le sommet interministériel sur les minerais critiques et les terres rares s’est tenu le mercredi 4 février à Washington. À cette occasion, les États-Unis ont convié une cinquantaine de pays disposant d’importantes ressources naturelles, parmi lesquels la République de Guinée.
En marge de cette rencontre, un accord sur les minerais critiques a été signé entre Conakry et la Maison Blanche, dans le cadre du programme américain dénommé Project Vault.
Pays minier de premier plan, la Guinée concentre près de 25 % des minerais critiques mondiaux, avec environ 40 milliards de tonnes de réserves de bauxite et d’importants gisements de minerai de fer de haute teneur, dont l’un des plus grands encore inexploités au monde. À travers ce partenariat, Conakry ambitionne de renforcer sa coopération économique avec Washington afin de dynamiser son économie et valoriser davantage son potentiel minier.
Dans sa stratégie d’approvisionnement, l’administration de Donald Trump a ciblé trois pays africains jugés stratégiques :
la Guinée pour la bauxite et le fer,
la République démocratique du Congo pour le cobalt,
et le Kenya.
Ces partenariats visent à sécuriser les stocks américains de minéraux critiques indispensables aux industries de pointe et à la transition énergétique.
La Guinée était représentée par le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, signataire de l’accord au nom de l’État guinéen.
S’exprimant devant les délégations participantes, Donald Trump a déclaré que les États-Unis souhaitent « mettre en avant les initiatives et promouvoir les efforts collectifs pour renforcer et diversifier les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques ».
À travers cette diplomatie économique de type B to B, Washington cherche surtout à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, dont l’expansion minière mondiale confère aujourd’hui un avantage stratégique majeur.
La rédaction