Guinée – Présidentielle 2025 : circulation limitée et frontières fermées le jour du vote

À la veille de l’élection présidentielle prévue ce dimanche 28 décembre 2025, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a annoncé des mesures exceptionnelles de sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Dans un arrêté publié le 27 décembre 2025, le ministre Ibrahima Kalil Condé ordonne la fermeture temporaire des frontières et une restriction stricte de la circulation afin d’assurer le bon déroulement du scrutin.

Fermeture des frontières

Selon le document officiel, les frontières terrestres et maritimes seront fermées du samedi 27 décembre à minuit jusqu’au dimanche 28 décembre à minuit.
Les frontières aériennes resteront ouvertes uniquement entre 20h00 et 5h00, le jour du vote.

Ces mesures visent, selon le ministère, à garantir la sécurité des électeurs, des candidats, du personnel électoral et du matériel de vote.

Circulation fortement limitée

Le jour du scrutin, la circulation de tous les engins roulants (voitures, motos et tricycles) est interdite de 6h00 à 18h00 sur l’ensemble du territoire.

Des exceptions sont toutefois prévues pour :

  • les véhicules des forces de défense et de sécurité ;
  • ceux de la Direction Générale des Élections et de l’Observatoire National de Surveillance des Élections (ONASUR) ;
  • les ambulances et véhicules de secours.

Des laissez-passer spéciaux pourront être délivrés dans des cas dûment justifiés par les autorités compétentes.

Interdictions et sanctions

L’arrêté interdit également tout attroupement non autorisé autour des bureaux de vote, ainsi que le port d’armes, même légalement détenues.
Toute action susceptible de troubler l’ordre public sera sanctionnée conformément aux lois en vigueur.

Les gouverneurs, préfets, sous-préfets, présidents des délégations spéciales et responsables des forces de sécurité sont chargés de l’application stricte de ces mesures.

Ces dispositions interviennent dans un contexte électoral jugé crucial pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, après trois années de transition politique.

La rédaction